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Crise de la dette ? Une solution, la procrastination

16 juin 2010 1 959 views 6 commentaires

Le gouvernement français vient d’annoncer un objectif de retour à l’équilibre budgétaire à l’horizon de l’année 2018. En la matière, les gouvernements se succèdent et se ressemblent. Ils cherchent à combiner deux objectifs inconciliables : leur propre réélection et la mise en place de mesures contre les déficits publics qui gangrènent notre économie et obèrent notre avenir. Pour parvenir à ce que ces deux objectifs se rejoignent, les responsables politiques changent d’horizon temporel. Un objectif sera poursuivi à court terme, c’est généralement la réélection, le second à plus long terme, généralement quelques années après la prochaine élection majeure. Ainsi, les apparences sont sauves et l’entreprise de conservation du pouvoir en ligne de mire. En cas de défaite aux élections, la patate chaude est redonnée aux opposants alors majoritaires. Quod erat demonstrandum.

Une balle dans le pied

Remettre à demain donc les choses les plus urgentes, et se garder les plus faciles pour aujourd’hui, voilà qui ne relève pas de la bonne gestion. A force de se fermer les yeux, les pays européens, notamment, se retrouvent dans des situations inextricables qui devraient les obliger à couper massivement dans les dépenses publiques à et augmenter fortement les niveaux d’imposition. Las, ce n’est généralement pas ce qui se passe. La sainte Croissance est attendue comme un Messie, et avec elle l’amélioration des fondamentaux économiques sans avoir besoin de prendre des mesures trop massivement impopulaires. Drogués à la croissance, les yeux rivés sur la progression du PIB, dont on sait tout de même qu’il n’est qu’un indicateur informel, uniquement quantitatif, nous attendons la reprise économique à intervalles réguliers. Comme Sœur Anne, nous ne voyons actuellement rien venir. Et peut-être pour longtemps. La croissance est partie sur des terrains plus fertiles, l’Asie, le Brésil, qui évoluent, innovent, pensent à l’avenir comme le lendemain d’aujourd’hui. A contrario, l’Europe semble engoncée dans ces indécisions politiques, ses conservatismes divers pour mesurer l’importance de préparer l’avenir dès aujourd’hui en cessant de remettre à demain les décisions les plus urgentes car ayant le plus d’impact sur la vie de nos concitoyens.

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6 commentaires »

  • Histoirededette dit :

    Crise de la dette ? Une solution, la procrastination http://bit.ly/c9ftzM

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  • Les tweets qui mentionnent Crise de la dette ? Une solution, la procrastination | Une histoire de la dette -- Topsy.com dit :

    [...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Lobby, Unehistoiredeladette. Unehistoiredeladette a dit: Crise de la dette ? Une solution, la procrastination http://bit.ly/c9ftzM [...]

  • Réduire la dette. Retour sur une promesse vieille de trois ans | Une histoire de la dette dit :

    [...] errance d’environ trente ans sur la question de la dette de la part des gouvernements successifs, préférant remettre au lendemain les décisions difficiles à prendre, et d’un plan de relance qui peine à montrer son utilité, [...]

  • Economie. Bouclier fiscal, mon amour dit :

    [...] Ok. Ce qui porte le taux de prélèvements obligatoires à 43% dans notre pays. Je trouve ce concept de prélèvement obligatoire un peu surfait. Est obligatoire ce à quoi je ne peux échapper, ici l’argent gagné honnêtement dont je décide en liberté de son utilisation. En ce sens, la notion de dépenses publiques me semble mieux correspondre. Dans cette notion de dépense publique, on trouve les prélèvements obligatoires mais aussi les recettes propres aux administrations et le déficit budgétaire, soit 52,7% du PIB en 2008. Supposons que la France rembourse ses dettes, ce qui est le cas jusqu’à présent, les citoyens que nous sommes rembourserons, d’une manière ou d’une autre, par leur travail, les cotisations sociales et les impôts ou contributions, ce surplus de dépenses publiques. Celle-ci on le voit excède la moitié des richesses nationales. Chacun d’entre nous devrait donc pouvoir bénéficier du bouclier fiscal. Et la seule manière de satisfaire cet impératif de moralité est d’abaisser le niveau des dépenses publiques, à commencer par la réduction du déficit public à zéro. Et si possible sans attendre. [...]

  • De l'avantage de perdre le Triple A | Une histoire de la dette dit :

    [...] Le tribunal de l’histoire jugera un jour de leurs actions ou plutôt de leur inaction, cette procrastination coupable et porteuse de conséquences, parfois dramatiques, pour les plus démunis. Pour l’heure, [...]

  • fayçal dit :

    le problème n’est dans les préts accordés par la banque x ou la banque y mais le grand problème se situe dans le taux d’intérét car on connait pas ce que nous réserve l’avenir et on doit rembourser notre dette sinon le taux d’interet va augmenter et ainsi de suite.La dette n’est pas un problème mais c’est les taux d’interets et la durée exigée pour le remboursement de la dette qui sont les causes réels de la faillite.Je pense qu’on doit revoir les conditions des prets et les taux d’interets avec les problèmes qu’on peut rencontrer car comme je l’ai signalé et je le répète personne ne peut prévoir l’avenir meme avec les grands spécialistes et la meilleure technologie.

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