La dette s’affiche en politique
La bonne nouvelle de la crise financière actuelle est que l’on se préoccupe enfin, bien que trop tardivement, de la question de la dette. Si le sujet était passé à l’as en 1995, face à la fracture sociale, en 2002, devant l’éclipse du candidat socialiste, en 2007, face à un choix de personnes, il est peu probable que les candidat(e)s puissent être crédibles aux yeux de l’opinion sans évoquer la question de l’endettement public et des manières de l’absorber sans casser la société dans son entier.
Dès lors, les élections présidentielles approchant, on commence à voir apparaître des positionnements de marketing politique qui reprennent ce sujet pour porter le fer contre leurs opposants.
Pour l’heure, il s’agit d’abord d’une phase offensive et critique, difficile de faire plus sur la dimension d’une affiche, même une e-bannière. L’affiche, même électronique, a quelque chose d’intéressant. Comme elle oblige à faire court, elle dit beaucoup du message qu’un parti, un candidat veut faire passer. Cela montre son positionnement, sa promesse intrinsèque. On n’est pas obligé d’y croire mais l’analyse vaut souvent le coup d’oeil.
Du côté du Parti socialiste.
Du côté de l’UMP.
“C’est celui qui dit qui est” semble confirmer ces affiches. Du côté des Verts, englués dans des divisions internes comme depuis leur création, et du Modem, pourtant le premier parti à avoir mis cette thématique de la dette en avant mais devenu inaudible faute d’être organisé, peu de réactions jusqu’à présent.
Aux extrêmes qui se rejoignent, le Parti de Gauche et le Front national tentent de mobiliser sur d’autres thèmes dont la dette est la grande absente.
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