Dette publique. François Fillon, de la faillite à la liquidation

Les Français sont en train de se rendre compte, non sans mal, des difficultés budgétaires de notre pays. C’est un peu tard mais c’est mieux que pas du tout. Pour autant, ils ne sont pas prêts à accepter toutes les mesures qui leur sont imposées pour éviter la perte de la notation triple AAA de la dette publique française et de l’augmentation possible du remboursement des intérêts de la dette qui en découlerait. Prenons pour preuve, les premières réactions politiques, syndicales et citoyennes après l’annonce de la deuxième vague des mesures Fillon cette semaine.

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François Potter Fillon n'a pas encore trouvé la méthode pour vaincre Dettedemor

La création d’un taux intermédiaire de TVA à 7%, provoque l’ire des mondes de l’immobilier, de la restauration, et également du monde de l’édition, la fin programmée du dispositif Scellier entraîne une gradation dont on se demande si elle trouvera sa limite haute de la part des promoteurs immobiliers, plus encore le gel du barême de l’impôt sur le revenu entraîne de facto une hausse du nombre de contribuables soumis à cet impôt et le montant moyen de ces mêmes impôts pour les particuliers assujettis… Ces annonces auront au moins eu un mérite : celui de faire la quasi-unanimité contre elle. Et même le gel des rémunérations gouvernementales n’a pas l’heur de plaire. Peut-être parce que, pour ces dernières, ’elles sont déjà en vigueur, et constituent plus un effet d’annonce qu’une réelle prise de conscience de la déconnexion du pouvoir avec une France qui souffre de voir les perspectives d’un espoir remises aux calendres grecques. Grecs dont on sait l’impossibilité qui sera la leur de rembourser tout ou partie de l’argent qui leur a été prêté par les autres Etats européens. Même si les Français acceptent le principe de l’aide... à condition que cela ne soit pas eux qui paient la note. Solidarité paradoxale.

Les démocraties européennes vacillent sous les coups de boutoir d’un monde financier sans vergogne, de ce capitalisme financier peu créateur de valeur qui de fait fait confondre l’économie libérale avec une économie du profit et uniquement du profit qui est loin d’être le seul but des entrepreneurs qui montent leur entreprise.

Les annonces Fillon, qui doivent être encore soumises au vote du parlement, où les lobbies auront la possibilité de les déconstruire un peu, rappellent que le Premier ministre n’était pas le dernier à se rendre compte de la voie sans issue dans laquelle nous étions… en 2007.

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Près de cinq ans plus tard, voici la prise en compte de ce constat. Avec amertume, on peut penser qu’il aurait mérité d’être plus anticipé. Il en sera peut-être différemment pour les élections municipales de 2014. On ne peut que conseiller au mélomane François Fillon d’écouter cette chanson de Mad In Paris. 

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