« Les riches adorent la dette publique »

La question de la dette publique est rarement vue sous l’angle de l’enrichissement des classes les plus riches d’une population qui achètent la dette de l’Etat et touche en échange de leurs risques, de leurs prêts, les intérêts de cette dette. Ainsi, les riches deviennent plus riches. En soi, la question ne pose pas problème. C’est la nature même de notre système économique. Là où la question devient éminemment politique est le changement de vision que cela amène à avoir sur la question de la dette. Notre pays va frôler les 100 milliards de déficit public pour le prochain exercice, 100 milliards !, pour financer des programmes qui, en partie, luttent contre la pauvreté et les inégalités sociales. Pour financer ces 100 milliards de déficit, il va contracter de la dette achetée par les plus riches de notre population, engendrant ainsi l’effet inverse à celui recherché. Oui, décidémment, les riches aiment la dette, surtout quand ils peuvent l’acheter. De fait, il est troublant, qu’aucun parti de gauche, les plus proches dans les discours des classes très populaires, ne mettent ce sujet sur le devant du débat politique. La dette publique engendre des inégalités inexpugnables.