Une campagne de crowdfunding sur la dette grecque

On avait plus l’habitude de voir les campagnes de crowdfunding sur le nouvel album d’un chanteur, des sex-toys connectés ou bien des cartes électroniques nouvelles générations. Un anglais, oui un anglais, a décidé de lancer une campagne de collectage de fonds pour aider les Grecs. Thom Feeney, c’est son nom, explique son idée comme étant un moyen pour les Européens de montrer leur solidarité. Voire. De manière indirecte, via les prêts octroyés par les Etats de la zone euro, les contribuables européens aident déjà de manière notable la Grèce. Ramenée à chaque Français, cela représente une somme supérieure à 650 euros de dette supplémentaire. Et c’est peut-être là la différence, entre Grèce et grecs. Car si personne ne peut contester que l’Etat grec continue une dérive financière commencée il y a plus de trente ans, le peuple grec, lui, connaît une crise sans précédent. Pour autant, les citoyens grecs ne sont-ils responsables de l’incurie de leurs représentants ? Poser la question c’est déjà y répondre en partie.

En échange de sa participation, et en fonction du montant, comme cela est de coutume sur les sites de financement participatif, les donateurs pourraient recevoir des produits grecs : ouzo, féta, une carte postale du Premier ministre… Cela sent le coup de publicité.

Au-delà de ses considérations, l’initiative de Thom Feeney est intéressante. Elle témoigne de la capacité d’une communauté à se mobiliser, de manière superficielle du moins, via les réseaux sociaux dans le cadre d’un problème géo-économique plus global. Au 2 juillet 2015, 18.08, heure de l’écriture de cet article, le montant collecté dépasse 1,4 million d’euros. Loin d’être suffisant pour apurer le passif grec. Assez pour montrer que les européens ne sont pas indifférents au sort de nos concitoyens grecs.CaptureGrèce

A noter cette infographie intéressante du Huffington Post.